Retour aux sources, dernier chapitre.
Et enfin, pour finir en beauté ce recueil de « retours aux sources », cette rétrospective sur les albums qui ont marqué mon adolescence et nourri ma culture musicale, voici, the best, les plus grands, les atemporels, universels et maîtres incontestés : les Beatles. Je les ai découvert à 7 ans (mon frère aîné était un grand fan) et depuis, je n’ai jamais cessé de les écouter (comment faire autrement quand on est un brin mélomane ???).
Difficile de choisir l’album qui m’ait marqué le plus parmi leur discographie dorée ! En creusant un peu, je me dis que les meilleurs albums se situent entre Rubber Soul et Abbey Road . Et j’ai finalement craqué pour ce dernier. Abbey Road représente pour moi leur album le plus abouti, le plus intime et le plus inspiré. Il a toujours été mon petit préféré, se classant dans le top des albums écoutés en boucle sans me lasser.
Cet album est marqué tout d'abord par une grande diversité peut-être parce que chaque Beatle y a amené sa touche personnelle. Se sachant près de la fin, les Beatles décidèrent de donner le meilleur d'eux mêmes pour ce qui allait devenir leur véritable dernier album. Enregistré à Abbey Road et produit par George Martin, l'album contient deux faces bien différentes. La première (comme voulue par John) est une suite de chansons sans lien apparent et représentatif des styles bien différents des quatre Beatles. La deuxième face, est le final somptueux que voulait Paul Mccartney et George Martin : une succession de courtes chansons associées les unes aux autres en un long medley et comprenant quelques liens. Ils terminent l'album avec "the end", la fin, qui contient le seul solo de batterie de Ringo Starr de toute sa carrière, et trois solos de guitare, exécutés par John, Paul et George. La phrase finale "and in the end, the love you take is equal to the love you make" résume la philosophie love and peace des Beatles. Un peu par accident, et aussi par peur de fermer leur histoire prématurément, le court morceau "her majesty" fut rajouté à la dernière minute, alors que la pochette était déjà prête, et son titre n'apparaît pas sur les versions vinyles. On le considère comme le premier morceau caché de l'histoire du rock.
Comme extrait, je vous propose : Something pour rendre hommage au grand Georges Harrison qui l’a composée. En 1969 (tiens ! j’avais 2 ans), il arrive à maturité et réussit enfin à s’imposer avec les sublimes here comes the sun et Something. Lorsqu’il sort en single, c'est la première et dernière fois qu'un titre signé par George Harrison est en face A. Something est probablement l'un de ses meilleurs titres, avec l'un de ses plus beaux solos de guitare. Frank Sinatra qui la reprendra, déclarera qu'il s'agit là du meilleur titre signé des Beatles et je ne sais plus qui a dit que c’était aussi le plus beau slow de tous les temps (merci de me le rappeler).
Voilà, maintenant assez de blabla, Georges Harrison et les Beatles ont something à nous dire :
Comments
Mon premier coup de foudre lorsque j'ai découvert les Beatles, dans la compilation One.
Difficile de décerner une médaille d'or à une seule chanson des Fab Four, mais quand je suis "tombée dedans", j'ai remarqué que la majorité de celles qui faisaient immédiatement tilt étaient des compositions de George Harrison.
Salutations d'une jeune mais à jamais admiratrice des Beatles :)